
Grain de beauté
Exérèse d'un naevus suspect ou gênant, sous anesthésie locale, avec analyse systématique en laboratoire.
Une cicatrice peut être élargie, épaissie, creusée, décolorée ou rétractile. Une reprise ne l'efface pas mais peut la rendre plus fine, plus souple et moins visible. Le choix de la technique dépend du type de cicatrice, de sa localisation, de son ancienneté et de votre peau ; il est établi en consultation.
Contenu médical rédigé et relu par Dr Jérémy Djian, chirurgien spécialiste en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique — mis à jour le .
La reprise de cicatrice (ou révision de cicatrice) regroupe les gestes qui visent à améliorer une cicatrice jugée gênante, sur le plan esthétique ou fonctionnel. Il peut s'agir de retirer la cicatrice pour en créer une nouvelle plus fine, de la réorienter, de la combler ou d'en améliorer la texture.
Une cicatrice évolue pendant 12 à 24 mois : elle est d'abord rosée et épaisse, puis s'éclaircit et s'assouplit. Sauf exception (bride gênante, cicatrice hypertrophique précoce), une reprise n'est envisagée que sur une cicatrice stabilisée, c'est-à-dire blanche et souple. Opérer trop tôt expose à reproduire le même résultat.
Pendant cette période, des mesures simples aident la cicatrice : protection solaire, massages, pansements ou gels de silicone, et, pour les cicatrices qui s'épaississent, des injections de corticoïdes peuvent être proposées.
Ces techniques peuvent être associées. Le plan de traitement, le nombre d'étapes et les attentes raisonnables sont discutés en consultation.
Sur le visage, la reprise cherche à placer la cicatrice dans les lignes naturelles (plis, rides, jonction des unités esthétiques) et à rompre une ligne droite trop visible, par exemple avec une plastie en W. Les points sont fins et retirés tôt. Le visage cicatrise généralement bien, mais la moindre asymétrie ou dépression se voit : l'association à un comblement ou à un laser est fréquente.
Une cicatrice issue d'une intervention (césarienne, chirurgie abdominale, chirurgie esthétique, exérèse cutanée) peut s'élargir, s'épaissir ou adhérer aux plans profonds. Une reprise peut l'améliorer, une fois la cicatrice stabilisée. Si elle résulte d'une chirurgie récente, il est utile d'en parler d'abord avec le chirurgien qui a opéré, qui connaît les conditions de l'intervention.
La plupart des reprises sont réalisées sous anesthésie locale, en ambulatoire. Le chirurgien retire le tissu cicatriciel, prépare les berges et referme en plusieurs plans afin de réduire la tension sur la peau, principale cause d'élargissement. La durée varie de 30 minutes à une heure selon l'étendue.
Quelques précautions simples facilitent l'intervention et la cicatrisation :
La nouvelle cicatrice suit à son tour les étapes de la cicatrisation : elle est rosée quelques mois, puis s'estompe. Le résultat s'apprécie vers 12 mois. Une amélioration nette est souvent possible, mais une cicatrice ne disparaît jamais complètement ; le terrain (peau épaisse, tendance chéloïde, zones en tension) limite parfois le gain.
Les chéloïdes ont un fort risque de récidive après chirurgie seule. Leur traitement associe généralement plusieurs méthodes (chirurgie, injections de corticoïdes, compression, parfois radiothérapie) et un suivi rapproché. Une consultation dédiée précise l'intérêt et les limites d'une reprise.
Comme tout acte médical, cette intervention comporte des risques, qui vous sont expliqués en consultation :
Consultation préalable indispensable. Elle permet de vérifier l'indication et l'absence de contre-indication, de vous informer sur les bénéfices, les limites et les risques, et de vous remettre un devis. Prenez le temps de la réflexion avant toute décision.
Au cabinet, une reprise chirurgicale coûte de 300 à 1 000 € selon la complexité, et une séance de laser de 200 à 500 €. Le devis est établi après examen de la cicatrice.
Non. L'objectif est une cicatrice plus discrète ; il faut garder des attentes réalistes, discutées en consultation.
En général 12 à 24 mois, le temps que la cicatrice soit stabilisée (blanche et souple). Certaines brides gênantes peuvent être traitées plus tôt.
Les chéloïdes ont un fort risque de récidive après chirurgie seule. Leur traitement associe généralement plusieurs méthodes et un suivi rapproché.
Oui, partiellement. Selon leur type, on associe laser, techniques de comblement (dont le lipofilling) et petits gestes chirurgicaux. Plusieurs séances sont souvent nécessaires.
Elle se fait le plus souvent sous anesthésie locale ; seule la piqûre initiale est ressentie. Les suites sont peu douloureuses et se traitent par des antalgiques simples.
En général trois à cinq séances espacées de quelques semaines, selon le type de cicatrice et le laser utilisé.
Elle peut l'être lorsque la cicatrice résulte d'un accident ou d'une pathologie et entraîne une gêne fonctionnelle. Une reprise purement esthétique n'est pas remboursée.

Exérèse d'un naevus suspect ou gênant, sous anesthésie locale, avec analyse systématique en laboratoire.

Retrait complet d'un kyste cutané, avec sa coque, pour limiter le risque de récidive.

Retrait chirurgical d'une « boule de graisse » sous-cutanée gênante, douloureuse ou qui grossit.
Chaque prise en charge commence par une consultation : examen, information sur les bénéfices et les risques, devis détaillé.