
Grain de beauté
Exérèse d'un naevus suspect ou gênant, sous anesthésie locale, avec analyse systématique en laboratoire.
Les carcinomes sont les cancers de la peau les plus fréquents. Le carcinome basocellulaire est le plus courant et reste localisé ; le carcinome épidermoïde (ou spinocellulaire) est moins fréquent mais peut s'étendre s'il n'est pas traité. Leur traitement de référence est l'exérèse chirurgicale, qui retire la tumeur avec une marge de peau saine et permet dans la grande majorité des cas la guérison.
Contenu médical rédigé et relu par Dr Jérémy Djian, chirurgien spécialiste en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique — mis à jour le .
Le carcinome basocellulaire se développe à partir des cellules de la couche profonde de l'épiderme. Il grandit lentement, localement, et ne donne pratiquement jamais de métastases. Négligé, il peut toutefois détruire les tissus voisins, en particulier sur le visage (nez, paupières, oreilles).
Le carcinome épidermoïde naît des kératinocytes. Il est souvent précédé de lésions dites précancéreuses (kératoses actiniques). Il évolue plus vite et peut, plus rarement, s'étendre aux ganglions : sa prise en charge ne doit pas être différée.
Tous deux sont favorisés par l'exposition solaire cumulée, une peau claire, l'âge, et certains traitements immunosuppresseurs.
Les kératoses actiniques sont de petites plaques rugueuses, rosées ou brunâtres, qui apparaissent sur les zones exposées au soleil (visage, crâne dégarni, dos des mains). Ce sont des lésions précancéreuses : une petite partie d'entre elles peut évoluer vers un carcinome épidermoïde. Elles se traitent par le dermatologue (cryothérapie, crèmes, photothérapie dynamique) et justifient une surveillance.
Le diagnostic est posé par un dermatologue, souvent au dermatoscope, parfois après une biopsie.
La chirurgie est le traitement de première intention de la plupart des carcinomes. Elle retire la tumeur en totalité et fournit une pièce que le laboratoire analyse pour vérifier que les marges sont saines. D'autres traitements (crèmes, photothérapie dynamique, radiothérapie, cryothérapie) existent pour certaines formes superficielles ou lorsque la chirurgie n'est pas possible ; ils relèvent de l'avis du dermatologue.
La plupart des exérèses sont réalisées sous anesthésie locale, au cabinet ou en ambulatoire. Le chirurgien dessine la tumeur et une marge de sécurité de peau saine autour d'elle, dont la largeur dépend du type de carcinome, de sa taille, de sa localisation et de ses caractéristiques (le plus souvent de 3 à 10 mm). La tumeur est retirée en profondeur jusqu'au plan adapté.
La fermeture dépend de la taille de la perte de peau et de la zone : suture directe lorsque la souplesse de la peau le permet, ou lambeau local ou greffe de peau, fréquents sur le visage. Dans certains cas, la réparation est faite dans un second temps, une fois les résultats de l'analyse connus.
L'analyse anatomopathologique confirme le diagnostic et vérifie les marges. Les résultats sont disponibles en une à deux semaines environ.
Quelques précautions simples facilitent l'intervention et la cicatrisation :
Si l'analyse montre que la tumeur atteint un bord de la pièce, une reprise chirurgicale est en général proposée pour compléter l'exérèse. Cette situation est discutée avec vous et, si besoin, en concertation avec votre dermatologue. Pour les tumeurs complexes ou récidivantes, une chirurgie en plusieurs temps avec contrôle des marges peut être indiquée.
Le visage concentre une grande partie des carcinomes. Nez, paupières, lèvres et oreilles demandent une réparation qui respecte les unités esthétiques du visage et la fonction (fermeture des paupières, respiration nasale, continence des lèvres). La priorité reste toujours la qualité de l'exérèse carcinologique ; la réparation s'adapte ensuite.
Après un carcinome, un suivi dermatologique régulier est indispensable : le risque de voir apparaître une nouvelle lésion dans les années qui suivent n'est pas négligeable. Le rythme est fixé par votre dermatologue. La photoprotection au quotidien (vêtements, chapeau, écran solaire, éviction des heures les plus ensoleillées) fait partie de la prévention.
Les personnes ayant déjà eu un carcinome, à peau claire, ou sous traitement immunosuppresseur, sont les premières concernées par ces mesures.
Comme tout acte médical, cette intervention comporte des risques, qui vous sont expliqués en consultation :
Consultation préalable indispensable. Elle permet de vérifier l'indication et l'absence de contre-indication, de vous informer sur les bénéfices, les limites et les risques, et de vous remettre un devis. Prenez le temps de la réflexion avant toute décision.
Diagnostiqué et retiré tôt, il se guérit dans la grande majorité des cas. Il ne donne pratiquement jamais de métastases, mais il peut s'étendre localement s'il est négligé.
Oui : il peut, plus rarement, s'étendre aux ganglions. Il nécessite une prise en charge sans délai et un suivi rapproché.
Elle dépend du type de carcinome, de sa taille, de sa localisation et de ses caractéristiques. Elle est le plus souvent comprise entre 3 et 10 mm et définie selon les recommandations en vigueur.
Toute exérèse laisse une cicatrice. Sur le visage, elle est placée autant que possible dans les plis naturels ou à la jonction des unités esthétiques, et s'atténue sur 12 à 18 mois.
Le mélanome est un cancer différent, développé à partir des cellules pigmentaires. Sa prise en charge suit des recommandations spécifiques, coordonnées avec votre dermatologue.
En général une à deux semaines. Ils vous sont communiqués lors du contrôle, avec la conduite à tenir : surveillance simple si les marges sont saines, reprise sinon.
Pas toujours. Lorsque l'aspect est typique, le dermatologue peut proposer une exérèse d'emblée. En cas de doute, ou avant une réparation complexe du visage, une biopsie préalable précise le diagnostic et oriente la marge.
Souvent oui, pour les petites exérèses, sans arrêter le traitement. La décision est prise au cas par cas avec le médecin qui a prescrit l'anticoagulant ; ne l'arrêtez jamais de vous-même.
La récidive est rare après une exérèse complète avec des marges saines. Le suivi dermatologique sert surtout à dépister de nouvelles lésions, plus fréquentes chez les personnes déjà traitées.

Exérèse d'un naevus suspect ou gênant, sous anesthésie locale, avec analyse systématique en laboratoire.

Retrait complet d'un kyste cutané, avec sa coque, pour limiter le risque de récidive.

Retrait chirurgical d'une « boule de graisse » sous-cutanée gênante, douloureuse ou qui grossit.
Chaque prise en charge commence par une consultation : examen, information sur les bénéfices et les risques, devis détaillé.