
Grain de beauté
Exérèse d'un naevus suspect ou gênant, sous anesthésie locale, avec analyse systématique en laboratoire.
Lorsqu'une lésion retirée laisse une perte de peau trop importante pour une simple suture, ou après une plaie, le chirurgien plasticien dispose de techniques de reconstruction pour refermer dans de bonnes conditions. Le choix se fait selon la taille et la profondeur de la perte de substance, sa localisation et la qualité de la peau voisine.
Contenu médical rédigé et relu par Dr Jérémy Djian, chirurgien spécialiste en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique — mis à jour le .
Il s'agit de l'ensemble des techniques qui permettent de couvrir une perte de substance cutanée, c'est-à-dire une zone où la peau manque : après l'exérèse d'un cancer de la peau, après une plaie ou une morsure, après une brûlure, ou pour libérer une cicatrice rétractile. L'objectif est double : obtenir une cicatrisation solide et préserver la fonction et l'aspect.
Le chirurgien choisit la solution la plus simple qui donne un résultat fiable :
Un lambeau est un segment de peau et de graisse sous-cutanée qui reste attaché à son socle par un pédicule apportant sa vascularisation. Il est avancé, tourné ou transposé pour recouvrir la zone voisine. Parce qu'il apporte une peau de même couleur, de même texture et de même épaisseur, le lambeau local donne souvent le résultat le plus harmonieux sur le visage.
Il existe de nombreux types de lambeaux (d'avancement, de rotation, de transposition, bilobé…), choisis selon la zone et les lignes naturelles du visage. Leur dessin est anticipé en consultation, puis ajusté pendant l'intervention.
La greffe consiste à prélever un fragment de peau sans vaisseau et à le poser sur la zone à couvrir, où il se revascularise à partir du lit receveur en quelques jours. On distingue la greffe de peau totale (prélevée par exemple derrière l'oreille, au-dessus de la clavicule ou au pli du coude), utilisée sur le visage, et la greffe de peau mince, prélevée en fine couche, pour les grandes surfaces.
Une greffe peut rester légèrement différente de la peau voisine (teinte, texture), en particulier les premiers mois. La zone de prélèvement laisse elle aussi une cicatrice, placée dans une zone discrète.
Le lambeau est souvent privilégié sur le visage pour sa ressemblance avec la peau voisine ; la greffe est utile lorsque la peau voisine manque de souplesse ou que la surface est importante. Le choix tient compte de la zone, de l'âge, de la qualité de la peau, du tabac et des traitements en cours. Il vous est expliqué avant l'intervention.
Pour la plupart des lésions bénignes et des carcinomes bien limités, la réparation est faite dans le même temps que l'exérèse. Pour certains carcinomes mal limités, récidivants ou situés sur des zones délicates, il est préférable d'attendre la confirmation par le laboratoire que les marges sont saines avant de réaliser un lambeau : la zone est alors protégée par un pansement pendant quelques jours. Cette stratégie évite de devoir reprendre une réparation déjà faite.
La plupart des réparations sont réalisées sous anesthésie locale, au cabinet ou en ambulatoire, souvent dans le même temps que l'exérèse de la lésion. Les reconstructions étendues peuvent nécessiter un bloc opératoire. Selon les cas, la réparation est différée de quelques jours, le temps d'obtenir les résultats de l'analyse de la tumeur.
Quelques précautions simples facilitent l'intervention et la cicatrisation :
Comme tout acte médical, cette intervention comporte des risques, qui vous sont expliqués en consultation :
Consultation préalable indispensable. Elle permet de vérifier l'indication et l'absence de contre-indication, de vous informer sur les bénéfices, les limites et les risques, et de vous remettre un devis. Prenez le temps de la réflexion avant toute décision.
Il est anticipé en consultation, mais peut être ajusté pendant l'intervention en fonction de la taille réelle de la zone à refermer.
Dans la grande majorité des cas. Le tabac, un hématome ou une infection peuvent compromettre une partie de la greffe ; la zone cicatrise alors plus lentement, sous pansements.
Oui, sur certaines zones concaves (angle interne de l'œil, conque de l'oreille, tempe), la cicatrisation dirigée donne de bons résultats. C'est discuté en consultation.
Oui : ce sont des actes médicaux pris en charge par l'Assurance maladie. Les éventuels dépassements d'honoraires figurent sur le devis.
La peau est fermée en une à deux semaines. Le lambeau reste gonflé et un peu rosé quelques semaines, puis s'assouplit progressivement ; le résultat s'apprécie vers 12 mois.
Oui. Elle est placée dans une zone discrète (derrière l'oreille, au-dessus de la clavicule, pli du coude) et refermée par une suture fine.
C'est fortement conseillé, quelques semaines avant et après : le tabac réduit la vascularisation des lambeaux et des greffes et augmente le risque de nécrose partielle.
Oui. Un lambeau un peu épais ou un bourrelet peuvent être affinés dans un second temps, sous anesthésie locale, une fois la cicatrisation stabilisée.

Exérèse d'un naevus suspect ou gênant, sous anesthésie locale, avec analyse systématique en laboratoire.

Retrait complet d'un kyste cutané, avec sa coque, pour limiter le risque de récidive.

Retrait chirurgical d'une « boule de graisse » sous-cutanée gênante, douloureuse ou qui grossit.
Chaque prise en charge commence par une consultation : examen, information sur les bénéfices et les risques, devis détaillé.